Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 19:07

http://www.perlestahiti.com/images/DSCF7420.jpg

Les légendes polynésiennes émanent des croyances polythéistes anciennes. Les polynésiens adoraient plusieurs dieux : Taaroa, tane, tu, oro, hiro , leurs aventures étaient racontées au travers de légendes dont il n’existe qu’une tradition orale. Les seules traces matérielles sont obtenues à partir des sites archéologiques.

D’anciens lieux de culte en pierre ont été mis à jour : les marae. On y honorait les dieux, c’était aussi un lieu où se préparait les actes sociaux tels que la guerre, la consécration des chefs et les sacrifices humains. Il existait plusieurs sortes de marae, certains pour les actes de la famille (naissances, décès,…), d’autres les marae royaux pour des cérémonies importantes rassemblant parfois plusieurs îles. Les marae comportaient une esplanade pavée en pierre entourée d’un muret, parfois des gradins, un endroit réservé aux prêtres (l’ahu) à une des extrémités entouré de pierres dressées, au centre de l’esplanade des pierres dossiers pour les chefs.

 

Les pétroglyphes sont des dessins gravés d’une façon rudimentaire dans la pierre représentant des tortues, des soleils, des poissons, des motifs géométriques, quelquefois mais rarement des visages humains.

 

Les tiki sont des statues taillées dans des blocs de pierre et qui représentent des humains. Leur taille est variable, le plus grand se trouve aux Marquises et mesure 2,70 mètres. Les tiki avaient probablement une fonction religieuse, car situés à proximité des Marae. Ils peuvent également être sculptés sur des bas-reliefs, sur des pirogues, sur des pagaies…Les vestiges situés aux Marquises sont les plus représentatifs.

 

http://papeete.com/tostay/images/Tahiti_with_tiki_12k.jpg

 

Aux Marquises, l’esplanade se nomme le Tohua, où se déroulaient non seulement les cérémonies, mais aussi les fêtes et les danses, ainsi que des sacrifices humains et des offrandes. Aux Marquises, on trouve également les Pae pae plates-formes en pierre qui supportaient des habitations construites en végétaux, seules les plates-formes ont résisté à l’usure du temps.

 

 

 

La société polynésienne a été marquée par des interdictions à caractère magico-religieux qui ont donné naissance au terme Tabou qui signifie défendu ou interdit. Les ethnologues estiment que le Tabou est un phénomène religieux qui constitue la forme négative du sacré. Au premier rang des choses Tabou, il faut citer celles qui sont insolites : tout ce sui est contraire à l’habitude est Tabou (par exemple, les jumeaux, les fruits doubles, les albinos). Le terme Tabu est fréquemment utilisé pour indiquer une limite à ne pas franchir. Ainsi, dans les jardins, vous verrez parfois des petits panonceaux marqués "Tabu", qui correspondent à nos "propriété privée".

 

http://www.kelibia.fr/histoirepostale/x_cart_tahiti.jpg

Les polynésiens respectent toujours les anciens lieux sacrés tapu et par exemple ne déplaceront pas une pierre de Marae ou un Tiki qui pourrait être détenteur de Mana et entraîner une malédiction. Le Mana, c’est la force surnaturelle, c’est la magie.

 

 

 

Que l'île de Tahiti ait été ou non aperçue en 1605 par le navigateur portugais Queiros. elle fut visitée en 1767 par Samuel Wallis, qui y séjourna plusieurs semaines, en 1768 par Bougainville qui l'appela « la Nouvelle Cythère » et, en 1769, par James Cook. La Société des missions de Londres (London Missionary Society) y envoya trente missionnaires en 1797. Ils firent adopter le protestantisme comme religion d'Etat, sous le règne de Pomaré Il, qui soutint à cette occasion plusieurs guerres contre d'autres chefs; et ils exercèrent, là comme dans d'autres îles du Pacifique, la plus grande influence politique en même temps qu'ils monopolisaient les relations commerciales. A Pomaré III (1821-1828) succéda la princesse Aïmata, sa soeur, née en 1813, qui prit le nom de Pomaré IV. 

 

Le 29 novembre 1836 débarquèrent à Tahiti le P. Laval et un autre missionnaire catholique, de nationalité française. Le pasteur protestant, George Pritchard, obtint de la reine Pomaré qu'elle fit arrêter et expulser par la force (12 décembre 1837) ces deux personnages, dont il craignait la concurrence, sous prétexte que l'île était déjà chrétienne. Là-dessus, le gouvernement français envoya un vaisseau de guerre, et le commandant Dupetit-Thouars fit signer à la reine une convention accordant aux Français de toutes professions le droit de séjour et de commerce à Tahiti (4 septembre 1838). 

 

 

http://www.tahitiheritage.pf/media/photo/vig.php?url_src=f0b483661b3be6db65dd5bec772d08ca.jpg

Après le départ du vaisseau, Pritchard, consul d'Angleterre, eut encore le crédit de faire interdire aux étrangers la faculté d'acquérir des terres et l'enseignement des doctrines étrangères au culte en vigueur; en même temps, il fit adresser par Pomaré une demande de protectorat au gouvernement anglais (8 novembre 1838), qu'il alla lui-même présenter à Londres. Mais, à Londres, Pritchard échoua, et cet échec contribua à décider les chefs du pays à requérir la reine de faire des démarches en vue d'obtenir le protectorat français. Le protectorat français fut de nouveau demandé, par Pomaré et les chefs, le 9 septembre 1842, et concédé par la convention du 25 mars 1843. Ces mesures avaient été précédées par l'occupation des Marquises, dont les habitants avaient demandé le protectorat français pour faire cesser les tracasseries des Américains. Dans la suite les Gambier furent à leur tour rattachées au domaine français (1844). 

 

 

 

Mais à Tahiti, la reine Pomaré n'avait agi ainsi qu'à contrecoeur; Pritchard et les Anglais étaient toujours tout-puissants sur son esprit : il y eut des troubles, elle s'enfuit à Raiatea, et Pritchard fut malmené par les Français, qui prirent possession de l'île. C'est à la suite de ces incidents que la Société des missions de Londres ayant soulevé l'opinion anglaise, le gouvernement de la reine Victoria adressa à celui de Louis Philippe une protestation diplomatique, réclamant le désaveu de ce qui s'était passé et une indemnité pour Pritchard, sous menace de déclarer la guerre en cas de refus. On sait que Louis-Philippe céda sur tous les points. Mais le désaveu infligé à aux officiers français, l'indemnité Pritchard, le rétablissement du protectorat simple, toutes ces concessions avaient produit la plus mauvaise impression sur les indigènes. Il fallut les combattre. Le principal fait d'armes de la campagne fut la prise du fort de Faoutahoua (17 décembre 1846) par le capitaine Bonard. Une dernière insurrection fut aisément réprimée en 1852. 

 

 

 

Depuis lors, Pomaré régna paisiblement, en très bonne intelligence, sinon avec les commissaires du gouvernement français, représentants du protectorat, au moins avec les gouvernements qui se succédèrent en France. Le second Empire annexa les Touamotou et transforma en colonies les Gambier et les Marquises, jusque-là simplement placées sous le protectorat de la France. Les Mémoires de Dora Hort et le célèbre roman de Pierre Loti (le Mariage de Loti) décrivent le régime en vigueur pendant les dernières années de la vie de Pomaré IV, qui mourut en 1877. Son fils, Ariaue (Pomaré V), d'une santé chancelante, abdiqua le 29 juin 1880 « en remettant complètement et pour toujours, entre les mains de la France, l'administration de ses Etats ». L'annexion de Tahiti et de ses dépendances fut ratifiée par les Chambres françaises le 30 décembre 1880.  Ce fut ainsi la troisième République qui plaça les îles de la Société au rang de colonies.

 

 

 

Un décret d'août 1899 a organisé le gouvernement des Établissements français de l'Océanie. Devenue Territoire d'Outre-mer de la France en 1946, la Polynésie française a ensuite vu, avec l'apparition au début des années 1970 d'un mouvement indépendantistes, son autonomie élargie à plusieurs reprises (1977, 1984, 1996). Le 27 février 2004, le Territoire a été transformé en Pays d'Outre-mer.

 

 

 

    Les essais nucléaires. - Entre 1966 et 1975, la France a procédé, dans les atolls de Mururoa et de Fangataufa, à 41 explosions nucléaires atmosphériques. A partir de 1975, et jusqu'en 1995, les tests de bombes atomiques, menées dans les mêmes atolls, ont été souterrains. Ces essais, dont les effets sur la santé des Polynésiens ont toujours été d'abord niés, puis minimisés par les autorités françaises, ont été des motifs de friction réccurents entre les habitants de la Polynésie française et la Métropole; la dernière phase d'essais, lancée à l'initaiative du président français Jacques Chirac en 1995 a également été l'objet d'une désapprobation internationale.

 

 

 

Au cours des dernières années, la Polynésie française a eu une vie politique très agitée. Pendant près de deux décennies, la présidence de l'assemblée territoriale a été détenue par le conservateur Gaston Flosse. Celui-ci a été battu aux élections en 2004 par l'indépendantiste Oscar Temaru. Le pays a ensuite connu une grande instabilité politique. Flosse est brièvement revenu à la présidence de la Polynésie française quelques mois plus tard. En 2005, il est de nouveau remplacé par Temaru, qui perd les élections qui se tiennent l'année suivante. Gaston Tong Sang devient président. le 14 septembre 2007, Oscar Temaru retrouve la présidence.

 

-http://www.tahiti-tourisme.pf/uploads/RTEmagicC_2777_Lam_Nguyen.jpg.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Reduction20_FR_320x250_4

 

Reduction20_FR_300x500_1

 

Actualité-Apple-300x250

 

4.3 Produits livrés à domicile 300x250

Beauté Test Avis

GeriBook-carre-juillet2012.jpg

 

LE Beauty Blog de test de produits cosmétiques,

avis soins homme et femme

 

Articles Récents

Pages